Le virus de la rage qui a ravagé pratiquement toute la population du Royaume-Uni a fini par disparaître lorsque les infectés sont morts de faim. Les Etats-Unis ont envoyé une mission de reconnaissance pour vérifier qu'il était possible de repeupler le pays. 28 semaines après le début de l'épidémie, les premiers « colons » vivent retranchés dans un quartier de Londres en attendant que le reste du pays soit nettoyé. Tous pensent que le pire est derrière eux, mais malheureusement, c'est loin d'être le cas
Le film commence en plein milieu de l'épidémie, nous présentant un petit groupe de survivants retranchés dans une maison isolée dans la campagne anglaise : un couple d'une quarantaine d'années, Don (Robert Carlyle) et Alice (Catherine McCormack), un couple de personnes âgées, une jeune femme enceinte et un homme d'environ 30 ans. Ce petit groupe survit cloîtré dans la maison, et Fresnadillo nous les introduit de façon concise mais efficace, présentant chaque personnage en quelques plans. On se doute qu'ils vont être les héros du film, sauf que... Sauf qu'une attaque violente d'infectés renverse très rapidement la donne. Les personnages se font massacrer un par un, dans une attaque d'une violence inouïe, telle que Don est obligé de fuir en abandonnant lâchement sa femme. En quelques minutes le décor est planté : cette suite sera plus violente, plus hargneuse et surtout plus imprévisible que le premier film. Une intro choc qui met tout de suite dans le bain et donne furieusement envie de voir la suite, qui lui sera malheureusement quelque peu inférieure .
L'histoire reprend ensuite au bout des 28 semaines évoquées par le titre. Les enfants de Don, Sally et Jacob, qui par chance étaient en voyage scolaire au moment de l'épidémie, rejoignent leur père pour tenter de reprendre une vie « normale ». Le quartier où les survivants habitent est protégé par l'armée américaine et normalement, tout le monde est en sécurité. L'astuce trouvée par le scénariste pour relancer l'épidémie est d'ailleurs plutôt bien trouvée et pour une fois assez logique, faisant appel à un « patient zéro » ayant développé une immunité au virus, mais étant porteur quand même. Et une fois l'épidémie repartie, le film fonce à cent à l'heure, pour ne plus s'arrêter jusqu'à l'épilogue d'une grande noirceur, rappelant celui de L'Armée des Morts de Zack Snyder. Les attaques des infectés sont nombreuses et très sanglantes (beaucoup plus que dans le précédent film), le montage cut est pour une fois utilisé à bon escient et renforce le sentiment de folie sauvage qui imprègne le métrage. Malheureusement, ce que le film gagne en efficacité et en tension par rapport au premier, il le perd quelque peu en développement des personnages, quelque peu ternes. De même, on est loin du bilan acerbe de l'humanité que dressait la dernière partie du film de Boyle. On a juste droit à une petite critique de l'armée américaine qui une fois que la situation lui échappe tue tout le monde sans distinction.
Par contre, au niveau action et horreur, on en a pour son argent. Les infectés sont réellement terrifiants et imprévisibles, et on sent bien que n'importe qui peut être contaminé n'importe quand. La tension est constante, même si certaines scènes sont légèrement too much (la scène où les personnages s'enferment dans une voiture pour se protéger des armes chimiques, mouais...) ou délirantes (entre autres une utilisation bien particulière d'un hélicoptère). Mais les rebondissements et autres retournements de situation sont nombreux (difficile de deviner qui va s'en sortir mis à part les deux gamins) et on ne voit pas le temps passer.
bref je vous conseil de regarder absolument se 2eme opus de cette trilogy effrayante !!!!!!!!!!!! a ne rater sous aucun pretexte !!!!!!!!!!!!!